Le seul blog au monde où on ne parle pas politique, mode, sport, culture, musique... mais de MOI !!

lundi, mars 13, 2006

Un jour sans faim

Aujourd'hui, une petite pause dans mon récit egocentrique. On peut pas parler de manque d'inspiration mais plutôt d'une grosse flemme scriptatoire - du moins, si ce mot existe.
Pour être tout à fait franc, cette petite histoire que j'écris ne me vient pas au fur et à mesure : je me base sur un travail que j'avais eu à faire en Troisième et dont j'étais (et je suis encore) assez fier. Bien évidemment, je ne peux me permettre de le retranscrire stricto sensu dans ce blog, déjà parce que mon style a heureusement évolué depuis le collège et puis aussi parce qu'il y a certains éléments privés qui n'ont pas leur place sur Internet. Je m'inflige donc une auto-censure légère mais j'espère efficace, qui a pourtant le malheur de vider quelquefois de leur sens premier certains paragraphes (ce qui est le cas de l'épisode II).
En même temps, c'est 'achment dur de faire une suite à un 1er épisode qui a aussi bien marché au plan international (Le Times et le New-York Herald m'ont demandé les droits pour l'afficher en Une). Mais, que mes lecteurs avides ne s'inquiètent pas, l'Aventure reprendra bientôt.
En attendant, un mini-débat comme on les aime tant : que pensez-vous de Bambi 2? Pensez-vous, comme moi, que Disney n'a plus d'inspiration et n'est plus la machine à rêve qu'elle fut dans son glorieux passé? Et surtout, qui trouvez-vous le + sexuellement attirant :Pluto, Baloo ou Donald? Enfin , trouvez-vous que je ressemble à un canard?

jeudi, mars 09, 2006

EPISODE I : L'odyssée de l'avis

Au commencement, il n'y avait rien, nada, peau de zob, prout. Et puis, quelqu'un a du oublier de couper le gaz ou j'sais pas quoi et y'a eu le Big Bang : une explosion si intense, si exponentielle qu'elle entraîna la création de l'Univers (j'ai moi-même tenté ce genre de truc en pétant sous les draps mais la seule chose que j'ai créé, c'est du bruit et de l'odeur ce qui est un début).
Sur une petite planète bleue, apparut la vie : microscopique d'abord avec des algues, puis gigantesque avec les dinosaures, maîtres incontestés du lieu jusqu'à - 65 millions d'années où ils disparurent brutalement sans laisser d'adresse : l'explication la plus scientifique que je retiens ici a été formulée par un chercheur d'Outre-Québain qui affirme, après étude sur spécimen, que les dinosaures n'auraient pas disparu mais se seraient transformés en castors parce que, je le cite "la fourrure, ça est quand même plus pratique que les écailles en hiver, une fois!!"
Donc, comme la place était libre, les mammifères se sont pointés, puis ce fut au tour de l'homme de coloniser la planète il y a de cela des milliers d'années. Après ça, plus rien de très intéressant, un bide total (à côté, le one-man show d'Arthur, c'est un must!!). Alors, en cette époque trouble, rongée par la guerre et les maladies, dans un monde déchiré par les luttes intestines et politiques, une naissance eut lieu qui changea le cours des choses, apportant une lueur d'espoir au bout du tunnel. Un enfant naquit aux pouvoirs incroyables, et cet enfant, c'était... MOI!!!!!!!!!!! (qui a dit Jésus???)
Je suis apparu sur Terre le 6 novembre 1985, à l'Hôtel-Dieu de Pont-l'Abbé et, croyez-moi, j'aurais voulu rester dans l'autre monde un peu plus longtemps car ici en bas, ça pue, c'est trop froid ou trop chaud, on risque de se faire zigouiller à chaque coin de rue et tout le monde est congelé du râble.
1985 fut une grande année : l'année où disparurent les regrettés (!) Yul Brinner, Orson Welles (mais si, le cousin du scénariste de 'la guerre des mondes' de Spielberg!!), Simone Signoret ou encore Michel Audiard ('si les cons étaient mis en orbite, t'aurais pas fini de tourner'!); l'année où l'Espagne et le Portugal entrèrent dans la CEE, où Christine Ockrent quitta Antenne 2 (ouais, désolé, j'ai rien trouvé de mieux), l'année où le dollar en France se côta à 10 francs, c'est aussi l'année où Gorbatchev prit le pouvoir en URSS; où, en septembre, Mexico fut ravagé par un séisme et où l'on retrouva l'épave du Titanic (pas à Mexico, hein, dans l'eau!!).
2 mois plus tard, ma mère entrait en salle d'accouchement avec deux semaines de retard, ce qui me donne à penser que ma feignasserie ne date pas d'hier. Pendant ce temps, mon père et mon oncle regardaient le match de coupe d'Europe Nantes-Moscou (Nantes a gagné!!) en compagnie de ma grand-mère qui n'a jamais dû se passionner autant pour du foot que ce soir-là. Fin du match (quelle politesse de ma part), les urgences appellent pour annoncer ma naissance. Mon père déboule alors à l'hosto mais quand il rentre dans la chambre pour me voir, le choc: j'avais le crâne 'en escalier' (légère déformation crânienne courante chez le nourrisson, dixit le Dr.Catin de l'hôpital Boucicot). Depuis, je vous rassure, l'extérieur va mieux, mais pour l'intérieur, je pense pouvoir encore progresser.
Je ne l'ai pas encore dit, mais si je m'appelle Kevin, c'est parce que mon père était fan de Kevin Keagan (les footeux apprécieront). J'eus aussi pu (drôle de phrase, vraiment!) m'appeler Yohann en hommage à Yohann Cruyff. Si j'avais été une fille, on m'aurait nommé Jessica. JESSICA!!!? Je ne crois pas que Dieu s'occupe des petits terriens comme moi, mais là, j'lui tire mon chapeau parce que des miracles pareils, on en voit pas tous les jours (surtout depuis qu'il a pris une retraite prématurée après cette sombre affaire de pédophilie!)
Mais revenons un tantinet en arrière pour parler du vrai commencement, trop largement tu par les masses, ce moment où nous quittons les cieux pour rejoindre sur terre notre enveloppe corporelle. Il est temps pour moi, héraut des causes perdues d'avance, de lever le voile et de vous expliquer ce miracle insoupçonné de la nature : au départ, toutes les âmes vivent dans les nuages jusqu'à ce qu'on nous dise d'aller en-Bas. Du peu que j'm'en souvienne, c'est vraiment fun, là-haut : des ailes pour voler, pas besoin de becter, boire ou dormir, aucune différence entre nous puisqu'on est tous pareil, genre système nazi avancé, des peep-show gratuits et ouverts aux mineurs (sauf que comme tout le monde se ressemble, t'as l'impression de t'regarder dans un miroir en train de t'foutre à poil!!). Le panard, quoi : jusqu'au jour où vous êtes sur la Liste, celle où sont inscrits les futurs partants.
Le GOA (Gentil Organisateur Ailé) nous avait bien briefés : 'Surtout, quand ce sera votre tour, ne prenez pas ça comme une punition. D'toute façon, tout le monde doit y passer! Bon, au départ, on a sérieux les boules mais vous verrez, au final, tout se passera bien dans le meilleur des mondes!!' Ehben! si je l'revois, çui-là, j'lui dirai de changer son discours publicitaire parce que c'est de la belle arnaque!!
Bref, un beau jour (en même temps, en-Haut, fait tout l'temps beau!), v'là-ti-pas qu'on m'appelle pour me dire que j'suis en retard pour le Grand Départ. J'me dépêche et prends la queue avec quelques potes que je n'ai pas revu depuis (y'en a un, il était con : il arrivait à s'torcher avec ses ailes!), on discutait de tout et de rien, surtout de l'angel-party de la veille. Un peu plus loin, Saint-Pierre (le Barbu ronchon, qu'on disait) donnait les noms et les destinations :
'- Rachid El-Aouer : Rabat, Tunisie
- Connor Mac Intosh : Edimbourg, Ecosse
- Mouss N'Bala : Pretoria, afrique du Sud......'
Au bout du compte, quand tous mes potes se furent barrés, Saint-Pierre m'appela enfin : 'Eh! vous là, le gazier, ramenez vos miches ici!' Je traînai un peu, histoire de le faire mousser, mais comme faut pas trop rigoler avec un pote au Boss, j'me grouillai de me mettre dans le tube de terraportation. 'Kevin le Corre! k'y m'dit. 'Pont-l'Abbé, France. Z'allez voir, on vous a gâtés!!'
Venant de Saint-Pierre, c'est le genre de remarque qui fait un peu gamberger pendant le voyage. Mais je me retrouvai bientôt ébloui par une lumière intense, sans ailes, recouvert d'un liquide gluant, opaque et qui sentait pas la rose et entouré de géants en habits blancs : vu que je m'étais un peu renseigné avant de partir, j'savais que c'étaient des docteurs, donc je balizais pas trop. Ces gars-là s'affairaient autour de moi et me passaient de mains en mains : d'un coup, comme ça, y'en a un qui m'balance une grosse tarte sur le cul (première injustice, j'ai compris que j'étais bien en France), on me laisse brailler comme un veau, on me lave, on m'habille (moi, si pudique et à poil!) puis on me met dans les bras d'un gars qui devait être mon père.
Après cette arrivée mouvementée les gens ont défilé pendant plusieurs jours, et chose étrange, eux ne se ressemblaient pas comme là-Haut. Ils passaient leur temps à me regarder avec des sourires à la con genre 'j'me fous bien de ta gueule', me tâtaient bien partout, me parlaient ou plutôt baragouinaient des inepties incompréhensibles, à tel point que j'ai eu l'impression d'être le seul mec évolué dans le coin. Finalement, j'ai quitté l'hosto et c'est là que l'aventure de la vie a commencé pour ma pomme...

mercredi, mars 08, 2006

C'est Gras-tiné




Juste avant de commencer l'oeuvre autobiographique dont j'ai déjà fait part dans un article précédent, voici une petite photo des Gras, pour que vous puissiez admirer toute cette sensualité de jeune fille que j'ai trop (pas assez, diront les mauvaises langues) enfoui sous une carapace de gros dur macho.
P.S. J'ai vraiment passé une super soirée, avec une ambiance festive et décontractée malgré le frois mordant. Vive les Gras de Douarnenez!!!

mardi, mars 07, 2006

Toute saga a un commencement

Toute Bible a sa Genèse, tout livre digne de ce nom a son prologue, etc.
Voilà la brillante idée qui vient de me traverser l'esprit comme un éclair aveuglant qui illumine la plaine déserte courbée sous la pesanteur d'une nuit de fureur et d'orage. Pfiou, ça crève d'écrire intelligent!!
Je m'suis dit: vous êtes en train de lire les états d'âme d'un pov gugusse de 20 ans mais je suis prêt à parier que vous ne connaissez rien de son histoire. D'où vient-il, quel âge a-t-il (ah non! j'suis con, j'viens de l'dire!!), quelles épreuves traversa-t-il, quel lien peut-il avoir avec l'incendie du Reichstag en 1934 (rien n'est encore prouvé, donc je me considère comme innocent!!), bref qui est-il?
Votre demande anxieuse va enfin trouver sa réponse : dès aujourd'hui, en ce 7 mars 2006, moi, sire Gauvain, comte de la Marche bigoudène et roi d'Irlande, vais publier mon autobiographie afin de procurer au monde lumière et connaissance, et un peu de rire aussi (du moins, j'espère). Bref, comme on dit dans les contes de fée : 'il était une fois...'

Le temps pax vite

Oui, je sais, on critique les amis qui n'écrivent pas beaucoup dans leur blog et on est pas capable de tenir le sien à jour!!! Quelle insolence!
Veuillez m'excuser, mais les vacances (salutaires) de février sont passées par là et, sans mentir, j'ai vécu sûrement les meilleures vacances de ma vie (en dehors de la semaine à l'île de Ré, of course!!) Pourquoi? Je m'explique.
Avant, 'vacances' était pour moi synonyme de 'remise en question', 'angoisse existentielle' ou autre 'que fais-je de ma vie'. Ben oui, plus on a de temps à soi, et plus on peut réfléchir. Ah! tordu d'esprit humain!!
Mais là, fi de tout cela! la vie était belle, le ciel radieux (malgré les nuages et la neige), la boule au ventre qui m'attendait généralement à mon réveil avait fait place à un sourire franc, quoiqu'un peu niais!! Je me sentais bien, presque épanoui. Et voilà les raisons pourquoi ça s'fait que c'est comme ça :
Déjà, je sais enfin ce que je veux faire de ma vie, j'veux dire pas une idée vague du genre 'ouais, ça pourrait être bien, mais j'sais pas trop', non, une de ces idées bie définies, précises qui ne vous lâchent plus et vous poussent au meilleur. Je veux être historien médiéval, voilà, pan. Voilà mon Graal, cher Gaël, voilà la quête que je me dois d'accomplir en bon chevalier que je suis!! Comble du plaisir, j'ai même esquissé avec un prof un possible sujet de maîtrise sur les retombées psychologiques de la Guerre de Cent Ans sur les populations en Bretagne. Du sang, des larmes, de la bataille : tout ce que j'aime. La route de mon avenir , autrefois chemin boueux et tordu, semble à présent se paver devant mes pieds.
Deuxièmement, je vais peut-être avoir mon studio sur Brest, ce qui veut dire indépendance, liberté et 'je vis ma vie comme je l'entends ou presque'. Je ne dénigre pas pour autant ma vie chez mes parents mais le moment est venu de commencer à voler de mes propres ailes.
Enfin, last but not least, j'ai trouvé la fille de mes rêves: pas ce genre de pin-up inaccessible qui hante nos rêves d'ados boutonneux et lubriques, plutôt la fille dont on a tous rêvé un soir de printemps en contemplant les étoiles : douce, drôle, compréhensive, belle, un peu folle, spontanée et dynamique. C'est tout ça qu'elle est ma chérie. Bien sûr, je ne dis pas que c'est éternel, ni voué à une longue réussite (même si je le souhaite), mais aujourd'hui, elle me comble et c'est déjà suffisant.
Voilà en gros (j'aime pas trop rentrer dans les détails intimes!!!) les raisons de mon bonheur actuel. Et je suis déjà content de me rendre compte de la chance que j'ai, même si j'ai en tête ces paroles de Renaud : 'on reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va'. Je vous souhaite de bien l'écouter quand il est encore avec vous!

mercredi, février 22, 2006

La beauté a un visage












Voici quelques clichés de la plus belle femme du monde pour moi: Miranda Otto, la princesse Eowyn du SdA (désolé, chérie!)

jeudi, février 09, 2006

King, le roi des Kong

Un choc!!! rien de plus, rien de moins. De mémoire kévinienne, ça faisait longtemps que j'avais pas passé un aussi bon moment au cinéma (d'ailleurs pendant 3 heures, j'ai même pas eu envie de pisser!!). La dernière fois que mes yeux se sont autant emplis d'eau, c'était à la fin d'un autre chef-d'oeuvre jacksonien 'le retour du roi'!! Ce barbu néo-zélandais aurait-il trouvé la méthode magique pour titiller mes envies d'éjections lacrymales?
Pourtant, je n'entrai pas dans la salle de projection avec la même excitation fébrile que pour l'opus pré-cité: le film original me laissait dans une profonde indifférence puisque je ne l'avais pas vu; je ne faisais donc pas partie de ces fanas du cinéma cherchant comparaisons et digressions entre les deux oeuvres. Et puis, la lumière s'éteint, plongeant le spectateur, sans qu'il s'y attende, et ce pendant plus de trois heures, dans un autre monde : un monde de fureurs et de cris, de sang et de mort, une île dominée par des cannibales asociaux, des dinosaures affamés et un gorille géant plutôt mal à l'aise quand il s'agit d'engager la conversation. Mais derrière le clinquant et l'impressionnant déluge d'effets spéciaux et d'aventures en tous genres, se cache le génie de Jackson: son regard enfantin.
"Quoi?"crient déjà les aficionados du film de 1933;"pas de scène d'effeuillage entre la belle et la bête? Point de ce rapport ô combien érotique entre le gorille et sa proie?" Non, mesdames et mesdames, et c'est là toute la qualité du film: Jackson nous offre sa vision enfantine de l'histoire, naïve et enchanteresse : où il y avait tension sexuelle, il y a amitié et bonheur simple. Le rapprochement de deux solitudes plutôt que deux sexes.
Et puis faut dire que ça pète de partout: pendant toute l'heure et demie passée sur l'île, on a pas le temps de souffler un instant, brinquebalés qu'on est d'un danger à un autre. Du grand cinéma d'aventures, quoi!!
Quant à la fin, n'en parlons pas : elle est MAGNIFIQUE!!! Enfin, de ce que j'en ai vu à travers mes larmes. La plus belle scène du film qui contraste tant avec la violence du reste est la séance de glisse sur un étang gelé de Central Park, moment de grâce éthérée entre une petite fille et un grand singe amoureux, moment terminé dans une explosion d'obus lancé par l'armée. La vraie fin du film, tout le monde la connaît mais moi c'est cette scène que je garde en mémoire!! Parce qu'elle a touché l'enfant qui vit en moi, et m'a fait sortir du cinéma la tête dans les étoiles, tandis que le monde autour n'était plus tout à fait le même.
Ah! j'allais oublier : c'était la nuit de Noël.

lundi, février 06, 2006

Quand on a rien à dire...

Quoi? On fermerait sa geule, comme un mouton dyslexique ou pire, une chanteuse de télé-réalité? Non, mesdames et messieurs, même quand on a rien d'intéressant à dire, eh ben ,on l'ouvre quand même!!! Parce que le silence est le meilleur allié du Mal dans toute sa splendeur, parce que parler, c'est se libérer. Si l'autre con dans le ciel nous a fait avec une langue, c'est pas pour le simple plaisir de la tourner dans la bouche d'un autre (même si, avouons-le, c'est vachement trop bien cool!!)
Je voudrais citer ce penseur québécois (non, ce n'est pas un aphorisme) dont je ne me souviens plus du nom exact et qui a dit : "Le langage articulé et raisonné est ce qui différencie l'homme de l'animal, cré dieu d'caribou"! Fiou, il a pas trouvé ça dans une blague Carambar, le bougre (au contraire de l'humoriste douteux Carlos qui a dit un jour que ce qui séparait l'homme de l'animal, c'était la Méditerranée!! Ah!ah!ah! euh...non, c'est pas gentil!!)
Voilà, donc, en résumé, exprimez-vous même si vous croyez n'avoir rien d'intéressant à dire. D'ailleurs, cet article en est la parfaite illustration.

vendredi, février 03, 2006

Hommage à Lorie

Ca y est, c'est vendredi et comme l'a si bien chanté la plus grande artiste francophone de ce début de 3e millénaire : "ça y est, c'est le week-end, c'est comme ça qu'on les aime!"
Quelle volupté, quel plaisir se cache derrière ce simple mot anglais, d'ailleurs utilisé de nos jours à toutes les sauces possibles et inimaginables, jusqu'à en perdre tout son sens. En effet, à pein avons-nous deux jours de congés mercredi et jeudi, que nous voilà fiers de nous écrier à la ronde: "Eh! les connards! j'suis en week-end!" En fait non, jeune plaisantin au langage trop châtié à mon goût: pour être exact, tu es en Mid-week, soit en 'milieu de semaine' dans la truculante langue de Molière (dont le prochain film sortira bientôt, d'ailleurs).
Cela ne nous empêchera pas de goûter au plaisir bien mérité de ces deux jours de relâche hebdomadaires. Félicitons-nous d'avoir eu des ancêtres combattifs qui ont lutté sang et eau pour permettre à leurs enfants de rien branler deux jours sur sept.
Rien branler? me direz-vous :que nenni ! (non en italien) Le week-end est l'occasion de s'adonner aux joies du sport, du ménage ou de la réflexion transcendentale (qui suis-je? où vais-je? pourquoi y'a jamais plus de papier quand je vais aux chiottes?). C'est aussi le moment où on peut étudier, approfondir ses connaissances et regarder 'Attention à la marche'.
Mais pour moi, c'est le temps béni de la farniente : ah! vendredi soir divin où je prends l'apéro tranquille avant de bien manger les bons plats à ma maman, suivi d'un matage de DVD en règle ou d'une sortie au pub du coin. Ah! samedi de mes rêves! souvent synonyme de grosse chouille et de galettes dans un caniveau bien venu (ou sur du parquet si t'as pas eu le temps de sortir). Ah! dimanche brumeux! souvent si court, entre grasse mat' et sieste, et si terrible car trop proche du lundi et d'une autre semaine de travail, de gris et de lever tôt le matin.
Mais pour moi, le week-end, c'est aussi le seul moment que je peux passer avec ma copine et rien que pour ça, je dis merci aux Anglais d'avoir inventé ce mot magnifique!

P.S. C'est la première et la dernière fois que vous me verrez dire du bien des Anglais! Sorry

mardi, janvier 31, 2006

Le totalitarisme au 2Oe siècle (ou comment réussir sa vie)

Aujourd'hui, lever à 8h (oui, c'est possible!) pour aller suivre un cours d'histoire contemporaine de seconde année sur: les totalitarismes du 20e siècle. ça avait l'air intéressant, tout du moins alléchant; en effet, quoi de mieux que d'étudier les grands projets hitlériens, la souffrance de ces millions de martyrs innocents livrés aux mains avides d'un bourreau sanguinaire mais néanmoins visionnaire et réaliste ? Mais je m'éloigne du sujet.
Bref, on arrive et v'là ti pas qu'on s'emmerde comme des rats morts pendant 2 heures. Non mais quoi, c'est pas permis, ça, ho! Le prof nous fait un topo éculé sur 'Le Mal', ses figures, ses concepts en pompant allégrement sur Primo Levi et des auteurs d'il y a 10 ans, aux thèses passables mais sans plus.
Quand on fait un sujet aussi vaste et psychologique, qui touche à la question première de l'humanité: l'homme est-il mauvais de naissance ou la vie le corrompt-il? on ne se contente pas d'afficher ses connaissances encyclopédiques et bibliographiques. Non, on essaie de donner un avis, de dégager un axe, une pensée claire et raisonnée, pas un fourbi de connaissances éculé.
L'homme est le pire des animaux, le seul qui tue par plaisir. Le prof a donné un exemple d'hommes ordinaires placés dans les Einsatzgruppen et essayait de comprendre pourquoi ils avaient accepté de tuer des Juifs innocents. La vraie question est : et nous, qu'aurions-nous fait à leur place? Placés dans un système, une société qui dédramatise la mort et rend accessible, voire citoyen le fait de tuer, aurions-nous dit 'non'? Non, en sachant qu'on aurait été repéré, rabaissé dans un monde où la froideur et la haine de l'autre dictaient la place sociale? Non, en se disant que cela pouvait être une occasion de connaître une autre vie, différente d'une pauvre vie minable et terne, une occasion comme une autre de laisser son nom dans l'Histoire ? Non au pouvoir absolu, celui d'avoir la vie d'un homme au bout de son fusil, ressentir la jouissance d'un Tout-Puissant, un Dieu du Mal ?
Bien sûr, je ne cherche pas à excuser ces actes atroces (j'espère que c'était clair depuis le début quoique...) mais à les éclairer d'un regard objectif et non partisan. Le meilleur moyen de comprendre le Mal dans toute sa puissance est de le mettre à sa portée : dans sa famille, sa vie quotidienne, son monde; et avec les exemples de nos jours, on ne peut que se dire que le Mal est toujours partie intégrante de notre société mais maintenant, on peut s'excuser avec cette fameuse phrase : 'Oui, c'est pas bien c'que fait Bush en Irak, mais ça peut pas être pire que Hitler!' Prendre exemple sur le passé, ça veut pas dire qu'il faut le mettre en copié-collé sur notre monde actuel. Et toc!!
Après ce sujet grave mais important (sur lequel je reviendrai sûrement un jour ou l'autre), un débat qui me tient à coeur : la tomate est-elle un légume ou un fruit ? ( la thèse de l'animal ayant été annihilée par les travaux du professeur Glounou dans son fameux livre 'Vivre avec un porc: l'expérience interdite')

vendredi, janvier 27, 2006

Premiers pas ou naissance d'une icône

Non, je ne suis pas Dieu, encore moins un Avatar, juste un simple étudiant d'histoire à Quimper. Ma vie se résume à un long rouleau de PQ usagé mais du genre doux, pas qui irrite. Dès le départ, on est dans la plus grande poésie et c'est ainsi que mon oeuvre sera signée.
Je, Kevin, roi des Irlandais et des cons, déclare céans ce blog ouvert. Puissiez-vous y trouver un éclairage pour vos vies, peut-être une raison pour continuer à lutter. En attendant mon prochain message, vive la bière et le chorizo. Et puis, je t'aime, ma belle (elle se reconnaîtra)!!
Sinon, je voudrais réagir sur le vide intellectuel et productif du sieur Yohann. Comment, monsieur? Point de ligne pendant tout un mois? Priveriez-vous vos lecteurs assoiffés de vos connaissances et votre verve sur le monde qui avance ? Je réclame une production, jeune homme, ou je pourrais sévir!!